Mon plus grand défaut c'est ma sensibilité

Ce soir, je dînais au restaurant d'un petit hôtel du fin fond de la France. Mon fils de 9 ans n'a pas attendu la fin du repas pour se carapater dans la chambre, enfin plus exactement devant la télé, et moi j'ai pris la décision de rester tranquillement, terminer mon dîner et me mettre en mode j'observe et j'écoute. J'adore faire ça, car j'adore capter ce que peut être la vie de chacun, chacune, des couples, des familles, tout le monde devient personnage d'une pièce que j'imagine dans ma tete :-)
Une ambiance calme et bonne enfant, un jeune homme qui démarrait dans le métier de serveur, un beau jeune homme fin, charmant et dont il se dégageait une forme d'empathie, de délicatesse, une grande sensibilité.
Et puis, à la table d'à côté, les paroles d'un adolescent qui sont venues me titiller. Il exprimait à ses parents : "mon seul défaut c'est ma sensibilité". 
Je me suis d'abord dit : "encore un, tiens peut être un zèbre, sa maman accueille super bien ses paroles, son père semble largué, et à la fin, je me suis dit : mais combien sommes nous, non pas à être sensibles mais à mal vivre notre sensibilité? Après tout, la sensibilité n'est elle pas une forme de sens, de radar, de capteur de notre environnement, de fil entre soi et tous les autres soi et aussi avec les "choses plus invisibles"? Alors je me suis dit, mais ce n'est pas notre sensibilité qui nous fait mal, c'est ce qui est ressenti qui fait mal : le manque de lien entre nous, avec soi, la perception profonde que notre planète se meurt, et si notre planète se meurt, nous nous mourrons aussi avec elle car tout est lié n'est ce pas?
Alors les êtres qui expriment : mon problème est ma sensibilité. Non, votre problème n'est pas votre sensibilité, votre problème est que vous captez super super bien la lame de fond qui pourrait conduire à l'extinction de l'humanité et de la planète. Vous captez super bien que nos besoins de lien, de sens, d'entre aide, de co construction, de partage auraient besoin d'être mieux nourris et choyés.
Quand j'en suis là arrive la fatidique question : qu'est ce que je fais moi pour améliorer la situation? Qu' est ce que je propose? Alors ma conclusion, sans y déroger depuis quelques mois, une paire d'années. Je fais ma part, comme le colibri, je fais ma part. J'ai la foi, je la cultive, je prends soin de ma santé, de celle de mon fils, je regarde autant que possible mon prochain et moi même avec le cœur plutôt que sous le sceau du jugement, je choisis au mieux ma nourriture amicale, amoureuse, alimentaire et spirituelle. Je fais de mon mieux et j'accueille du mieux possible ma sensibilité et ce qu'elle me permet de percevoir :-)

Gribouille
J'ai trouvé la vidéo qui illustre la conclusion de mon billet ;-) Merci à Thierry Casasnovas

Commentaires

  1. C'est avec beaucoup d'intérêt que je viens de lire cet article. Ce que j'en retiens, c'est la solution que vous donnez ; solution que je partage vivement d'autant que je compte bien l'appliquer. Merci merci et encore merci à vous Gribouille. LaVie EnRose.

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    1. Heureuse que vous ayez été touchée par ce qu'exprime ce texte. Tenez moi au courant sur la vie et la forme que vous lui donnerez, à votre façon :-)

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